Je ne sais pas vous, mais j'ai passé un week-end plutôt pas terrible ... Souvent ça n'est pas trop grave, car quand arrive le lundi, je ne sais plus dire ce que j'ai fait le samedi, donc j'oublie même d'être insatisfaite et la semaine repart comme en l'an quarante (que je n'ai pas connu d'accord).
J'aurais aimé ce week-end par exemple visiter le Musée de l'Architecture avec les enfants et Sweety, mais l'humeur n'y était pas, Fouiny n'était pas partant le samedi matin et j'avais moi-même quelques "obligations" qui se sont terminées en tâches ménagères (1h30 de repassage pour oublier ma déception) samedi après-midi par 30 degrés dehors (autant te dire que j'ai fait hammam en même temps, mon grain de peau est du coup exceptionnel).
Bref, dimanche j'étais lessivée et très fâchée après Chouiny qui la veille au soir n'avait rien trouvé de mieux que d'écraser un stick entier de baume à lèvres dans ses mains...
Allez savoir pourquoi, je me suis mise dans une colère pas possible, j'ai crié, menacé, j'ai mis une fessée et la pauvre qui n'avait finalement rien fait de dramatique a fini au lit, sans doute convaincue d'avoir commis la pire des fautes, alors qu'en réalité elle n'a été que le réceptacle de toutes mes frustrations et désillusions de la journée. J'ai honte de devoir le reconnaître, mais surtout d'avoir été à ce point tout ce que je ne veux pas être.
Le dimanche donc, nous sommes allés au nouveau restaurant du coin, non pas pour réparer la mauvaise journée de la veille mais histoire de faire autre chose et surtout d'avoir fait quelque chose de notre week-end. Malheureusement le "bénéfice" de ce moment (1H30 parfois c'est très très long) n'est pour ma part jamais venu, tiraillée entre ma salade de fruits côté gauche et la cuillérée de glace à la vanille à donner à Couiny côté droit. Je t'épargne le reste du repas, lors duquel nous nous sommes évertués avec Sweety à faire mille et une recommandations aux deux grands, réajuster la chaise de l'un et l'autre avant qu'ils ne se retrouvent sur la table du voisin pour au final menacer encore de NE PLUS JAMAIS ALLER AU RESTAURANT AVEC EUX. Sympa !
Je suis rentrée et je me suis directement mise au lit (je te rappelle que mon repassage était fait !) laissant Sweety partir avec les deux grands au Bloc Buster du quartier pour un moment de partage visiblement aussi pénible qu'une rage de dent un samedi soir.
Couiny s'étant dans l'intervalle réveillée de sa sieste, j'ai proposé à Chouiny de nous accompagner pour une promenade entre filles. J'avais en fait pour but de dénicher un bar à tapas dont m'avait parlé ma copine
Carolina (la fête des pères approche et je crois que nous avons grand besoin Sweety et moi même de faire notre children spring break ...).
Nous n'avons jamais retrouvé le bar à tapas.
Couiny criait dans sa poussette dès qu'elle identifiait, au détour d'une rue, un parc et des toboggans et Chouiny s'est souvent plainte de la promenade, "sans trottinette", de ses cheveux dans sa nuque et de pourquoi le matin on lui avait demandé de porter une paire de jean's "qui fait transpirer" alors qu'elle "déteste transpirer".
Bref, nous en étions là de nos divagations (et je rêvais d'une clope et d'une bière), quand nous sommes tombées sur la maison de Monsieur Raynaud,
le Mastaba 1.
Un pianiste jouait un air de je ne sais quoi et nous sommes entrées toutes les trois dans cet endroit très lumineux, dans lequel sont exposées quelques œuvres de l'artiste. Une parenthèse enchantée dans tout ce Blanc apaisant.
Puis nous sommes rentrées à la maison, retrouvant nos artistes où nous les avions laissés : sur le canapé.
J'ai préparé le dîner et très tôt je me suis couchée.
Ce matin, je suis allée sur le blog d'
Au petit bonheur ... Autant dire que de visionner cette vidéo de Catherine Gueguen m'a remis les pendules à l'heure, la semaine ne sera pas ce week-end et le week-end prochain ne sera plus celui qui est passé... (je suis philosophe donc).
A l'instar de Jean Pierre Raynaud qui déclare que "l'art est la richesse de [sa]vie", j'aimerais qu'une fois pour toute, la bienveillance soit la richesse de la mienne... J'ai du travail ...