Il y a deux mois environ, en regardant une émission sur M6, je suis tombée sur un reportage dont
Béa Johnson faisait l'objet.
Le contenu de ce reportage a eu sur moi un effet assez radical.
Je me suis alors mise en tête de me procurer le livre dont elle faisait la promo (Zéro déchet) et j'ai parallèlement commencé quelques recherches sur internet qui, de liens en liens, m'ont amené à la notion de Minimalisme et à
Dominique Loreau.
Pour faire court, j'ai commencé par me procurer à la médiathèque le livre de Dominique Loreau, intitulé l'Art de la Simplicité.
Et de là tout est parti ...
J'ai donc commencé par trier ... ma trousse de toilette.
Une ridicule petite trousse dans laquelle je fourrais depuis des années, des pièces de monnaie, des élastiques, des échantillons de parfums et maquillages périmés.
Si ridicule que puisse paraître ce premier pas dans le tri, il a été pour moi le point de départ d'un tri d'envergure, méthodique et rigoureux.
"Guidée" par des maux de dos, j'ai réorganisé chaque placard, en ayant pour objectif de contraindre le moins possible mon corps lorsque j'aurais par exemple, à mettre la table...
En pensant chaque fois à ce dont nous avions besoin, chaque jour, en terme de vaisselle et ustensiles de cuisine, j'ai requalifié chaque emplacement : ici, les assiettes du courant, en nombre strictement suffisant, là, les verres, le juste nombre de tasses, l' essoreuse à salade, la passoire, le service "invités", les plats à cake, les casseroles etc ...
Ainsi, de pièce en pièce, au fil des jours, au fil des semaines, j'ai trié ...
Vide poche, tiroirs, placards, sacs à main, coffret à bijou, étagères, bibliothèque, courriers, photos, dessins, salle de bain, magazines, wc, armoires à linge, produits d'entretien, placards alimentaires ...etc, etc.
Ce tri, qui n'est pas encore tout à fait terminé, nous a permis de ne conserver que l'essentiel, c'est à dire : l'UTILE, le NECESSAIRE.
Désormais, nous ajustons, en fonction des usages quotidiens, les emplacements choisis afin que chaque chose soit au bon endroit et donc, y revienne toujours...
A chaque étape, je me suis demandée : est ce utile, est ce nécessaire de conserver ceci, mettre de côté cela?
La démarche du grand délestage n'était pas gagnée d'avance : je suis une conservatrice née, une empileuse compulsive de souvenirs, une accro du "ça peut toujours servir" mais j'ai tenu bon, je dirais même que c'est un exercice extrêmement grisant, pour peu qu'on ait le temps et l'envie de s'y atteler.
Parallèlement, en triant mes placards de cuisine, j'ai suivi l'idée de Béa Johnson : plutôt que d'accumuler des sachets de pâtes à moitié vides et tout un tas de condiments condamnés au même sort, j'ai jeté ce qui était périmé (les paquets "toutaufond"), j'ai utilisé des bocaux de confiseurs que nous avions déjà et j'y ai mis des pâtes et d'autres légumes secs achetés en vrac dans mon magasin bio. Le vrac est un moyen de gérer les stocks et de faire des économies (sur le packaging...).
J'ai également terminé tous les produits ménagers dont il restait "un fond", en ayant à l'esprit (même quand ils étaient écolo) de
ne pas les remplacer. J'utilise désormais du vinaigre blanc et du bicarbonate de soude le plus souvent.
La place rendue libre par tout ce que j'ai éliminé de mes placards (donné ou jeté) étagères et tiroirs, n'a pas vocation à être de nouveau occupée.
Cette démarche, dont je ne donne ici qu'un aperçu, permet de se centrer sur l'essentiel : de quoi ai-je vraiment besoin pour bien vivre, me sentir bien ? Garder, conserver, nous fige d'une certaine manière dans le temps, un temps révolu qui nous empêche de nous tourner vers l'avenir.
Grâce à la lecture du livre de Dominique Loreau et les quelques méthodes piochées dans le livre de Béa Johnson, j'ai modifié ma façon de consommer et de m 'organiser :
Je n'ai pour l'instant pas racheté un seul magazine,
J'emprunte les livres à la médiathèque
Je fais mes courses en privilégiant le vrac (donc je limite les déchets liés à l'emballage, je conserve les sacs pour chaque réapprovisionnement)
Je limite les achats cosmétiques (voir mon billet "
secrets de beauté")
Je ne jette PLUS de nourriture, je recycle les restes et je me suis donc mise aux fourneaux
Je prends systématiquement un sac en tissu quand je sors de chez moi, pour ne plus ramener de sacs plastiques à la maison, en cas de courses.
A la boulangerie, je demande à ne plus avoir de sachet papier autour de ma baguette, je conserve mon sachet plastique pour le pain de mie, d'une commande à l'autre,
Lorsque je fais mes courses en magasin, je réfléchis VRAIMENT, avant d'acheter quelque chose "d'accessoire": finalement le tri m'a donné beaucoup de travail et je n'ai pas envie de remplir de nouveau mon appartement avec des achats "coups de coeur". C'est une grande satisfaction que de savoir résister pour s'offrir moins mais mieux.
Cette énumération n'est pas exhaustive et peut être même n'est t-elle pas très convaincante, ni encourageante, mais cette autre façon de vivre, de consommer, d'être présent à soi et aux autres est pour moi un revirement extrêmement bénéfique, c'est pourquoi j'ai voulu en parler ici.
Peut-être que ces petits riens que j’énumère, tu les appliques déjà.
En revanche, "faire le tri" (au sens strict et plus large du terme) est un travail que peu de gens font, qui peut sembler fastidieux mais qui est vraiment très bénéfique.
Je termine ce billet en te conseillant de louer au plus vite cette bible de Dominique Loreau et te laisse méditer cette petite phrase du même auteur :
"Simplifier sa vie, c'est l'enrichir"
Et surtout n’hésite pas à laisser en commentaire tes propres astuces !