On peut dire qu’en ce moment je me sens un peu lasse ...
Les vacances ont été bonnes, certes, Sweety a popoté et sorti les
plus grands, pendant que j'allais m'inviter de temps à autres chez mamie
Cocotte pour boire, selon l'humeur ou l'heure, un thé ou un café. Mais je
suis fatiguée.
Il se trouve que notre douce Couiny est un bébé couineur,
justement.
Depuis que le 1er mois des courtoisies est passé et que le reflux s'
est définitivement invité, juste après l'œsophagite, nous la gardons dans nos
bras pour limiter sa souffrance.
Parallèlement, notre Couiny, nourrisson
toute option, est aussi un bébé aux "pleurs du soir "... Ha !
Les pleurs du soir !
Bref, la fatigue est là !
Du coup, profitant d'une belle journée enfant malade grâce à une
double otite diagnostiquée lundi soir pour notre grande gagnante Chouiny, nous avons pris du « bon
temps », entre filles hier après-midi. Après avoir raccompagné notre Fouiny à
l'école. Fouiny le bienheureux, qui, "grâce à sa nouvelle coupe de cheveux
" s'est vu confirmer les vœux d'engagement de chacune de ses 3 amoureuses.
L’année 2014 semble prometteuse pour lui, du moins du point de vu sentimental.
Bref, profitant, je le disais, d’être entre filles, Chouiny assommée
dans sa Mac Laren, la bouche entrouverte, la salive à la commissure des lèvres
et Couiny semi assommée (elle ne se laisse jamais vraiment aller) dans le porte
bébé, nous avons erré au Monoprix, mon carton de VIP d’avant solde sous le
bras. On est important quand on veut bien s’en donner les moyens.
Une belle virée, pendant laquelle chacune m’a laissée une paix
royale (au prix d’une probable scoliose quand même).
Ceci étant,bien que reposée des oreilles, sur le chemin du retour en traversant le parc de la Mairie,
je n'ai pu m'empêcher de me sentir triste en voyant qu’un cèdre du Liban avait été
planté, ici, en pleine banlieue. J’ai pensé à son pays d’origine, dont je ne
connais rien (hormis les conflits et les plats de notre traiteur local). Puis
je me suis dit que je devais être bientôt au bout du rouleau pour me trouver
triste devant ce cèdre et son sort.
J’ai regardé ma Chouiny et ma Couiny et j'ai pensé que même si ce
matin là, en me levant, j‘aurais bien pris la poudre d’escampette plutôt que
mes responsabilités, ces deux bibiches avaient réussi à donner à ma journée de
la joie, de la tendresse, de l’entrain... Justement ce qu’il me fallait pour
garder le cap, en attendant quelques heures de sommeil supplémentaires et des
jours sans doute meilleurs.
Quant au cèdre, j’ ai fini par me faire
une raison : les voyages forment la jeunesse et puis lui au moins ne risque
pas d’attraper une otite.
(Photo prise un matin pendant les vacances, à la campagne ...)