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dimanche 16 décembre 2018

Petite confidence

Grosse joie !

Mes petits choux j'ai une bonne nouvelle à vous annoncer !



Je viens de terminer la présentation PowerPoint qui me servira de support pour ma soutenance de mercredi ...
C'est un soulagement et ce soir je vais pouvoir me noyer dans un verre ou deux de bon vin blanc, ce n'est plus grave si je n'ai pas les idées claires après ! 
Maman vient demain à la maison pour m'écouter faire ma présentation en conditions réelles, au moins de timing et je vais enfin pouvoir me détendre un peu !

Nous sommes 3 sur une promo de 16 à rendre "dans les temps", si l'on ne tient pas compte d'un accord de prolongation octroyé jusqu'en février 2019. 
Personnellement, j'avais envie d'en finir avant Noël histoire d'être totalement disponible et détendue pour les fêtes.
Le prochain chapitre s'ouvrira en janvier, avec  un point pôle emploi qui me stresse toujours un peu et surtout un gros focus sur le projet amorcé avec un camarade de promo en début d'année qui, je l'espère débouchera sur une belle collaboration et une réussite aussi !

(En illustration un dessin de Sempé qui a eu la gentillesse de répondre à l'une de mes interviews pour la thèse ... avec aussi Jacques Séguéla - minute vantardise un peu ... quand même).

Bonne semaine à toutes et tous !!

jeudi 29 mars 2018

La charge mentale ...

J'aurais pu aussi intituler ce billet "Tout va très bien madame la marquise" chanson de Ray Ventura que tout le monde connaît sans en avoir vraiment jamais écouté attentivement les paroles...
La charge mentale de la marquise à la fin de la chanson est à mon avis à son comble, un peu comme la mienne il y a peu ... Mais je vous rassure, "tout va très bien" ... j'en suis désormais revenue à l'étape "Qu'est ce qu'on attend pour être heureux" (et comme ça, au passage, tu révises ton Ray Ventura...).

J'en étais donc arrivée au stade où normalement plus rien ne devait gâcher mon plaisir, redevenue étudiante, qui plus est dans une grande école, l'esprit nourri à loisirs, des bons camarades de classe que j'aime et qui me font beaucoup rire et réflechir, plus de travail pesant accompagné de son gros zeste de stress et du déplaisir allant avec, libérée de la mauvaise estime de mes "supérieurs", bref, toutes les conditions étaient réunies pour me sentir au top et donner aux autres, ma famille en tout premier lieu, le meilleur de moi même ...

Oui, MAIS...

Il y a quelques temps de cela déjà, ma patience atteignait vite sa limite, ma joie était visiblement retournée au placard, mon enthousiasme pour préparer les repas coincé dans les pages d'un livre de cuisine planqué quelque part, la mauvais humeur prête à dégainer au moindre prétexte, et  l'envie de partir en courant chaque fois que les enfants se chipotaient ou ne faisaient plus rien de mes consignes, était de plus en plus pressante.
J'avais ressorti, avec l'agacement, quelques noms d'oiseaux de mon dictionnaire vénère et la boîte à claque de son vilain placard.

Je n'en pouvais plus ni des réactions des enfants, ni des miennes.

J'ai donc fait appel à une psychologue qui me connaît et connaît mes enfants, celle là même dont j'avais ici il me semble déjà parlé, puisqu'elle animait des ateliers Filliozat, auxquels j'avais participé.

Nous avons donc d'abord vérifié ensemble que mes propres besoins "fondamentaux" étaient satisfaits  : comment cela se passait-il pour moi, du côté du sommeil, des repas, de la santé...
Assez rapidement, nous avons constaté que je dormais bien mais pas assez, que mes repas étaient satisfaisants mais ne collaient pas avec l'image que je souhaitais avoir de mon corps, etc ...
Il s'agissait de "dysfonctionnements", en quelque sorte, auxquels je pouvais remédier.
Ensuite, nous avons évoqué ma relation aux enfants, ce qui m'empêchait de me sentir bien avec eux : leurs petites disputes, les chouineries incessantes de Couiny, le fait que je fasse beaucoup de choses à leur place (tenter de régler leurs "conflits", chercher à leur place un taille crayon, leur préparer minutieusement leurs affaires de piscine jusqu'à leur poser le sac sur l'épaule le matin (j'exagère à peine))etc ...
Les conseils, très simples à mettre en oeuvre, ont été adaptés à chaque cas : 
Par exemple, Couiny me demande sans cesse de ne pas la laisser à la cantine et au goûter, elle pleure quand je refuse et ne se satisfait que peu de ce que je fais pour elle (souvent plus que pour les autres). Le bruit la dérange énormément à l'école. 
Je lui ai donc d'abord démontré, en posant des petits objets devant elle pour l'aider à visualiser et quantifier, que je faisais déjà beaucoup pour elle et que, parce que j'avais moi aussi des choses à faire, je ne pouvais pas en faire plus pour elle. 
Je lui ai également rappelé qu'elle devait s'exprimer plutôt que pleurer à la moindre contrariété, puisqu'elle savait très bien le faire. Après tout, je suis moi aussi trèèèèèèèès sensible au bruit.

La psychologue m'a également donner l'idée de dire à Couiny de fermer les yeux et de penser à une image apaisante pour elle quand le bruit était difficile à supporter.

Nous avons également tenu, le soir même du rendez-vous, un conseil de famille pour que les plus grands comprennent qu'il fallait améliorer, tous ensemble, notre quotidien. 
J'ai insisté sur leurs petites disputes qui nous polluaient tous et gâchaient l'ambiance. 
J'ai également précisé qu'ils devaient trouver eux mêmes la solution quand ils avaient un problème entre eux. 

Petit à petit chacun reprenait ses responsabilités et ma charge mentale s'allégeait.

J'ai proposé de revoir avec eux l'organisation du matin (principale zone de "frottement" ...) pour m'assurer que cela leur convenait.
Mes aînés ayant 10 et bientôt 8 ans, je leur ai demandé de préparer eux mêmes leurs vêtements le soir pour le lendemain, en tenant simplement compte de la saison.
J'ai indiqué que désormais le sac de piscine serait prêt mais que je ne serais plus celle qui y penserait pour eux le jeudi.
J'ai indiqué que tout le monde devait être prêt à 7h40 le matin sans autres obligations.

Enfin, j'ai demandé à Sweety de pouvoir m'extirper de la maison pour faire retomber la pression et respirer un bon coup la pollution de ma banlieue si cela devenait nécessaire et avant que je ne me transforme en vilain cerbère.

Désormais, je dépose Couiny moi même dans sa classe le matin et cela lui fait vraiment plaisir. C'est un assez bon compromis avec le fait que je ne la prenne pas chaque midi et encore moins à chaque goûter avec moi.

Evidemment, il y a eu quelques grincements de dents quand les grands ont compris qu'ils allaient se débrouiller davantage. Mais finalement, ils s'y retrouvent : choisir ses vêtements c'est plutôt cool, rentrer parfois seuls de l'école ils aiment ça aussi et le matin ils sont généralement prêts à l'heure parce qu'ils veulent regarder, avant de partir, un dessin animé...

Il n'y a pas de solution idéale ou miracle.
Mais grâce à ce rendez-vous j'ai compris que je faisais beaucoup de choses qui finalement pouvaient tout simplement être pris en charge par les principaux concernés. En osant se réorganiser de temps en temps on prépare aussi l'avenir. Je ne suis pas indispensable et je n'ai pas besoin de l'être pour être satisfaite de moi. Par ailleurs, en bon principe de base, je dois toujours garder à l'esprit que si mes besoins fondamentaux ne sont pas comblés, je fonctionne avec des batteries vides et si les miennes sont vides, impossible d'aider les autres à recharger les leurs.

Je m'explique...
Lors de l'atelier Filliozat, animé par mon amie psychologue, il y a pile un an, j'avais gardé en mémoire l'image du "sac à dos".
Un sac à dos invisible qu'on a tous sur nous et qui doit toujours être rempli d'amour, de sorte que chacun puisse partir de son côté pour accomplir sa journée avec sa réserve pleine lui permettant ainsi de tenir et faire face aux mauvais mots des autres, aux réprimandes, au stress, aux petits coups de mou... Logiquement, ce sac doit se reremplir dans la journée, d'encouragements, de rires, de satisfaction pour nous aider à tenir le cap jusqu'au soir.

Malheureusement il arrive parfois que nous quittions la maison le matin, fâchés, énervés, tristes, fatigués ...or si notre propre sac part vide dès le matin, il nous sera difficile de donner aux autres ce qui nous manque à nous ...

Pour résumer, en libérant ma charge mentale, en redistribuant à chacun ses responsabilités, je me sens de nouveau moi même, beaucoup moins agressive, plus patiente et surtout beaucoup plus aimante il me semble. En retour assez logiquement l'ambiance s'est apaisée à la maison. Il faut veiller au grain mais il y a déjà, en ce qui me concerne, une nette amélioration ... je suis donc mieux disposée pour accompagner les autres et les écouter davantage.

Voilà ! J'espère que cela aidera certaines d'entre vous qui m'aviez demandé sur Instagram un retour sur ce rendez-vous avec "mon quelqu'un".

(et pour celles et ceux qui me croisent dans la vraie vie, si je vous mords, c'est pas ma faute, c'est que j'ai le sac à dos à sec ah ah AH AH AH rire de dingue). 


mardi 27 septembre 2016

Biarritz ...

Tu diras ce que tu voudras, mais il y a des périodes dans la vie où tu claquerais bien la porte de ton appartement de banlieue pour partir faire l'IEF à ta portée de lardons, idéalement dans une maison au bord de l'océan et plus précisément sur la côte basque tant qu'à partir... faire l'IEF ...ou pas.
 
A ce moment précis de ta vie, TOUT t'agace. Moi SI.
 Ca sent la merde ou les gaz d'échappement quand tu sors de chez toi le matin, ton teint de quadra de banlieue est assorti au temps gris du nord de la France, tandis qu'il aurait l'air tellement plus frais en bord de mer et par grand vent.
VRAIMENT tu te demandes ce qui te retient.
Trop souvent, ça n'est même pas le boulot tristounet que tu exerces, pour payer tes impôts. Ni la fantaisie, que procurent à ton quotidien tous ces allés retours en transports "en commun"; transports que tu prends, du reste, pour sauver la planète des émissions de gaz à effets de serre, qui finiront par te tuer avant ta ménopause.
 
Dans ces moments forts de ta vie (t'inquiètes, si tu n'y es pas encore c'est que tu es de 83 (et je parle pas du département)), tu te sens l'âme d'une femme bio, t'es prête à tomber le soutif pour une vie affranchie de contraintes, tu n'as qu'un rêve, l'IEF ET ouvrir une boutique en centre ville à Biarritz.
De produits bio.
Vendus en vrac.
 
J'en étais à ce stade de réflexion sur mon moi #mavie, quand la lumière s'est enfin faite par la vitre du bus 73, ce matin...
Paris c'est gris, oui mais Paris c'est beau ... et puis Deauville c'est toujours moins loin que Biarritz.
A défaut de tout changer, je vais changer d'angle de vue et aussi revoir un peu l'aménagement de notre bicoque de banlieue. Bref, mettre un petit coup de neuf là où nous passons le plus de temps et plus tard changer ce qui peut l'être, sans perdre de vue qu'un petit saut de temps en temps au bord de la mer pour fatiguer d'embruns ma crinière, est toujours possible.
 
Je renonce à l'IEF, j'ai bien réfléchi, j'aurai pas la patience.
Et pour Biarritz, on ira avec Sweety après ma ménopause, quand on sera à la retraite. 
 




 

 
 
De toute façon, on peut pas partir maintenant, on n'a pas retrouvé la montre de Fouiny ...
 
NB : je t'épargne une photo de Biarritz, j'ai peur quand même que tu changes d'avis.

jeudi 8 septembre 2016

Kintsugi...

Je n'ai pas pris de résolutions de rentrée, même si je trouve cela très tentant. J'élabore une petite liste dans ma tête en me disant, tiens, cette liste est tenable, je vais la noter. Puis, je me retourne, je me fais cuire un œuf et j'ai oublié la liste.
Les petites joies de l'été, collectées et emprisonnées dans ma mémoire défaillante, m'ont aidé à passer la rentrée sans trop d'embuches. Nous ne partons pas loin en vacances et je ne suis par conséquent jamais ravagée par la tristesse de quitter des splendeurs, pour rejoindre ma banlieue.
Ces petites joies glanées, qui me semblaient pourtant suffisantes, n'ont pas permis d' éviter les dérapages et tensions vite réapparus, ni panser les mots et claques qui sont tombées.
Du coup, le tangible équilibre s'est encore craquelé.
Jusqu'à présent je me persuadais que rien de ce qui n'était pas mortel ne pouvait être grave.
Mais je me demande jusqu' à quand ce genre de raisonnement d'autruche peut tenir.
Les enfants grandissent, avec leurs envies, leurs joies, les peines qu'on prend tout juste le temps d'entendre sans même vraiment les écouter.

J'ai beau me dire que je fais de mon mieux et que même parfois je le fais bien, il y a des moments de grand désespoir lors desquels je me sens à des années lumières de ce que j'aimerais être pour eux et pour moi.

La course folle de l'année ne faisant que commencée, je ne voudrais pas, ni pour eux, ni pour moi exploser en plein décollage.

Je ne sais pourquoi, tandis que tout cela envahissait mes pensées, (mon inconscient essayait sans doute de me sauver d'une vilaine passe), je me suis souvenue de cette poétique technique inventée par les Japonais consistant à réparer les céramiques avec de l'or.

L'art du Kintsugi. La jointure d'or.

En utilisant l'art du kintsugi, l'objet réparé prend une valeur, sentimentale ainsi  qu'esthétique, augmentée. L'objet "retrouvant un nouveau souffle peut alors continuer sa vie"...

Du coup, avant que mon état de fêlure ne soit trop avancé, je me suis trouvée mes jointures d'or :

L'amour de mes enfants (même si souvent ils sont aussi ceux qui jettent la céramique par terre ...) à qui je vais également m'empresser d'expliquer cet art...

ET

Aller me frotter le plus possible à la joie de ceux que j'aime et qui me font tant rire (ils se reconnaîtront).

Parallèlement, je vous rassure, je réfléchis aussi à de petites listes de résolutions (étendre la lessive, ranger mes chaussons, acheter des oignons)...

Et vous c'est quoi votre Kintsugi en cas de fêlures ?

(Image trouvée ici)

vendredi 22 juillet 2016

100 choses que j'aime ...

Salut Biscotte,


Aujourd'hui, je choisis de reprendre la belle idée de Christie Vanbremeersch, auteur du blog Ma vie sans Moi, (découvert il y a peu grâce à Marie de Citron Gingembre qui édite le livre de Christie, follement intitulé :  Aujourd'hui, je choisis la joie, 100 chemins creux pour être heureux chaque jour) et donc d'égrainer 100 choses que j'aime moi aussi...

Le billet de Christie est ici, et si tu veux mon avis médical, tu devrais toi aussi prendre le relais de cet effeuillage de l'enthousiasme...


sentir les petits bras de Couiny, pleins de gratitude, me serrer fort le cou quand je la sors de son lit le matin
regarder la petite tête de Chouiny quand elle se lève, les cheveux en broussaille
sentir la main de Fouiny se glisser dans la mienne quand on marche dans la rue et que je ne m'y attends pas
entendre Fouiny s'abandonner au fou rire qu'une de mes attitudes a déclenché
entendre la clé qui se tourne dans la serrure et annonce le soir l'arrivée de Sweety
me retrouver seule et au calme avec un livre de Sempé
me perdre et rire dans ses dessins
apprendre un nouveau mot
regarder des sketchs
regarder des photos des enfants pendant qu'ils dorment
rire avec mes copines
boire un café doux
rire avec Catherine du café Famille le Supercalifragilis
les bouquets de renoncules
Les bouquets de pivoines
Le goût des tomates que fait pousser mon cher papa dans son jardin
les fou rires avec maman
Ecouter le tango corse de Fernandel en regardant le clip qui va avec
Dîner ou déjeuner en tête à tête avec Sweety
Les blagues de Sweety
Avoir encore mes grands-parents
Voir le visage de ma grand-mère Christiane s'illuminer quand nous débarquons chez elle avec les enfants
Ecouter ses conseils pleins de bon sens
Les blagues de mon grand-père
Ecouter de la musique
Aller seule au cinéma
Lire, lire, lire
Rire, rire, rire
prendre le temps pour une manucure semi-permanente
la gentillesse
la bienveillance
Mon oreiller
Un couette bien lourde
Des draps en lin de Linvoges
Le détail qui tue
le mojito
Les soirées en terrasse dans ma ville de naissance
les bonnes rigolades avec Annabelle
le temps que je passe avec Jean-Jacques Sempé
le bord de mer
le vent dans les cheveux
mes enfants sur la plage déserte de Deauville
les restau improvisés avec Sweety et les petits
les bonnes nuits de sommeil
les promenades dans les chemins les soirs d'été avec maman
le jus de pomme et le miel que fait mon papa
Les souvenirs de choco BN emballés dans de l'aluminium pour le goûter à l'école
revoir de vieux copains
faire croire qu'on n'a pas changé
inviter mes voisins de campagne à venir boire le thé ou le Champagne pour qu'ils ne soient pas seuls
le jardin de mes parents
Les promenades en ville le soir pendant les vacances d'été, après le dîner
L'eau svelte de Christian Dior
La blanquette de Sweety
La poule au pot de ma maman
Enregistrer et stocker méthodiquement mes photos sur l'ordinateur
savoir sans approximation
la pertinence
la photographie
le silence
la contemplation
m'asseoir à la terrasse d'un café et regarder le monde
Les départs en vacances
la cuisine japonaise
Ecrire
Ma sœur
Mon frère
Les parrains et marraines de mes enfants
prendre le bus dans Paris
Paris
Les Landes
l'océan atlantique
les coquillages sur la plage
fumer une cigarette avec une copine
tenir Sweety par le bras
Donner la main à Sweety quand il veut bien se laisser faire
les souvenirs de jardin avec ma grand-mère Georgette
L'odeur du pain
les tâches de rousseur de Fouiny
la sensibilité de Chouiny
L'odeur des pins
L'ambiance de Noël
les personnes enthousiastes
Les courgettes du jardin de mon papa
Les confitures de ma maman
Les orangettes que nous offrait mon parrain quand il venait chez mes parents à noël
L'entêtement de Couiny
Sa toute petite main qui tient parfois très fermement la mienne
L'entendre dire c'est MA maman, c'est MON Papa
Regarder le ciel
Ecouter Céline Dion
Ecouter Phil Collins
Découvrir de nouveaux blogs
M'enrichir du savoir des autres
Gustave Caillebotte
Sorolla (découvert récemment sur l'IG de la Mère de la Mule)
Les photos du compte IG de Sandrine Derselle
La Sardaigne
Cagliari
La finesse et l'intelligence de Jean Jacques Sempé
LA VIE !

A toi de jouer !


vendredi 29 avril 2016

Comment on s'enrhumme à Paris ...

 
Image provenant du site Ma galerie à Paris
(une petite mine pour les fans de Sempé qui passent ici et voudraient plus d'images ...)
 
et sinon, pas de panique le soleil finira bien par arriver ET RESTER, vous pourrez bientôt remiser vos cachemire et gilets sans manches en alpaga ainsi que vos boots et gants fourrés en mouton. Mais si. Moi en attendant je me réchauffe le cœur de belles illustrations ... Chacun son rhovyl.

jeudi 24 mars 2016

Satin Doll ...

Cher Jean-Jacques,

Lundi, quand nous nous sommes vus, vous m'avez demandé s'il m'arrivait d'être triste.
J'ai répondu que la perspective de perdre un être cher était ce qui me rendait le plus triste.
Puis, je vous ai exposé mon avis sur la vie, rien de moins, et ce cadeau qu'elle représentait à mes yeux. La vie. Ce cadeau que m'ont fait mes parents.

En vérité et comme je le fais toujours, j'avais chassé de ma mémoire ces atrocités commises dans le monde qui portent le nom de terrorisme. J'avais chassé de mes entrailles cette crainte d'être emportée par un souffle dans le métro au milieu d'autres qui ne sont pas les miens.
En vérité, la peine qui m'emporte quand de tels actes sont commis, rigolant à la barbe de la liberté dont nous chérissons le nom et de l'insouciance qui nous fait marcher comme sur un nuage, cette Peine, me plonge dans une tristesse sans fond ni fin.
Pour autant, cette  génération, qui ne sait pas si elle rentrera chez elle le soir, cette génération et sa relève, comme d’autres l’ont fait avant, force le trait de la vie.
On a les armes qu'on peut.
En parlant d’armes, vous m’avez fait, pendant notre entrevue, cadeau de cette citation de Dostoïevski, tirée de l’Idiot :
« C’est la beauté qui sauvera le monde ».
Je dois dire que je n’ai d’abord vu dans cette phrase que la notion d’espoir dont elle me semblait être porteuse. Instinctivement, l’idée du Beau inspire en moi la lueur d’un mieux. Vision simpliste livrée lors d’un échange de coin de table, que vous avez accueillie avec politesse, je vous en remercie…
 Puis, cette phrase a envahi mes pensées.
J’ai voulu savoir à quel point j’avais été limitée dans mon analyse de coin de table...
C’est Fiodor, un homme belge (il est des coïncidences …) auteur d’un article sur internet qui a fait chauffer mes synapses.
J’ai donc appris (pourtant j’avais lu l’Idiot, « quand j’étais une enfant » …)  qu’ « Hippolyte Terentiev, un jeune homme tuberculeux, révolté et pathétique» avait prononcé cette phrase en s’adressant « au prince Mychkine, le héros principal du roman  [l’Idiot donc]» qui « voue un amour plein de compassion à la belle et douloureuse Nastassia Filippovna » un « amour pur et respectueux [qui] contraste fortement avec la passion destructrice que Rogojine, autre héros du livre, éprouve pour la même Nastassia  (…) « Mais Mychkine – «idiot» aux yeux des hommes, parce qu’il voit le monde avec un regard d’empathie et d’innocence – a compris que cette beauté est blessée, qu’elle est en attente d’une rédemption, d’un accomplissement. Devant un portrait de Nastassia, Mychkine s’écrie: «Ah, si elle avait de la bonté, tout serait sauvé!». 
Voici qui a alors étoffé nettement mon approche de coin de table…
La beauté est donc inséparable de la bonté : « Celui qui fait quelque chose de bien, écrit Fiodor,  fait en même temps quelque chose de beau » il ajoute dans son analyse que « La beauté qui sauve est la beauté de Dieu, en qui vérité, bonté et beauté se confondent ».
Plus loin, Fiodor enrichit son analyse d’un propos tenu par le Pape Benoît XVI dans un discours qu’il adresse aux artistes : «La beauté authentique ouvre le cœur humain à la nostalgie, au désir profond de connaître, d’aimer, d’aller vers l’Autre, vers ce qui est au-delà de soi(…)»…
C'était donc tout cela que voulait signifier Dostoïevski en faisant poser cette question par l’un de ses personnages «C’est la beauté qui sauvera le monde »…
Après avoir compris cela (j’ai dû lire et relire l’analyse pour être certaine de ne pas rester plantée dans mon analyse de coin de table) et parce que le lendemain de notre rencontre Jean-Jacques, des attentats ont eu lieu en Belgique, je me suis sentie peut être mieux armée pour affronter cette peine immense et reprendre espoir.
 Il me manquera encore longtemps la capacité de comprendre les choses avec autant de profondeur pour avoir des armes en réserve face à ces actes ignobles, mais j’y travaillerai, à la lueur de la Beauté.
Bien évidemment il me démange de vous redire, les gars,  que le Dieu qui nourrit votre combat, bande de lâches, est un Dieu qui n’existe pas. D’autres l’ont inventé comme un prétexte pour servir une cause dont vous êtes les explosifs de chair et d’os.
La Beauté est la Bonté. Qu’avez-vous fait de votre enfance, à quel moment la Beauté a cessé de vous servir de guide et d’espoir ?
 Je tiens donc à enrichir la réponse que je vous ai faite lundi Jean-Jacques : oui il m’arrive d’être triste et cela me submerge plus ou moins, mais il me semble, grâce à ce cadeau de la Vie que m’ont fait mes Parents, en le ficelant visiblement avec assez d’espoir et de foi, parvenir à remplir un certain « réservoir » qui doit être mon cœur, toujours suffisamment pour éteindre cette tristesse quand elle pourrait me noyer et altérer mon jugement quant à la nature humaine.
La Beauté est mon espoir et mes enfants en sont l’étoffe.
Merci à vous, Jean-Jacques, de m’offrir de votre temps pour des bavardages qui semblent anodins mais qui comme vos dessins ouvre mes yeux sur le vaste genre humain.
Enfin, pour donner à cette lettre une note plus légère, j’avais envie de dire à mes lectrices que vous aviez joué pour moi lundi ce morceau au piano de Satin Doll, de Duke Ellington … Mais enfin, si je leur disais, elles trembleraient de jalousie, je ne leur en  parle donc pas… (mais c’était extraordinaire …) Merci.
A très bientôt Jean-Jacques (oui ce Jean-Jacques là, Sempé) .

jeudi 29 octobre 2015

Toute une vie ...

Je n'ai jamais réfléchi, plus jeune, à ce que serait ma vie aujourd'hui. Je n'ai jamais eu de plan de carrière non plus.
Je n'ai jamais été une grande rêveuse et n'ai jamais pris l'habitude de me projeter.
Grâce à cette disposition naturelle (qui te fait envie maintenant que tu y penses), chaque jour est un cadeau. J'ai chaque jour la sensation d'avoir entre les mains une brassée de tous les possibles et d'avoir encore une chance de faire mieux qu'hier. 
Je suis quelqu'un de solidement ancré dans la réalité avec juste l'impression que, cette vie qui n'est donnée qu'une fois, il faut la bien remplir pour en avoir profité au maximum. Après cela, j'ai pleinement conscience que cette idée de  tirer profit, je n'en ferai rien arrivée aux portes du Paradis (oui j'ai mes entrées).
Ceci étant, cette façon de voir les choses me permet, en filigrane, de collecter pour mes enfants (et les leur offrir), autant de jolis souvenirs que nous tissons ensemble.
Dans mon esprit, cela se dessine comme un fil fin et solide, sur lequel j'ajoute au gré des jours, de bons moments partagés, de leçons tirées et retenues,  avec le soucis quotidien que ce fil soit tissé d' une éducation qui les rende le plus libres possible dans leur choix d'avenir.
La grande majorité des mamans que je connais dans la vraie vie, mais aussi celles que je découvre à travers IG ou la blogosphère, semble partager cette même envie. Je me retrouve en elles,  je me retrouve en vous.
Le fait d'être mère, le fait de vouloir progresser chaque jour, de partager ses passions, ses conseils, sa joie, son envie de faire, son envie d'être et de le faire avec esthétisme, c'est pour moi une joie et une satisfaction incroyable. L'envie de progresser, de me remettre en question, d'être meilleure, voilà vers quoi cela me mène.
Grâce à toutes ces rencontres réelles ou virtuelles, je me découvre aussi (des talents cachés) et je progresse.

Je ne savais pas il y a 20 ans ce que serait ma vie aujourd'hui. Je n'avais rien imaginé.

J'ai fait des études de philo, je me suis fiancée puis mariée à Sweety, nous avons désormais 3 beaux lapins plein de vie. J'ai  accompli plus de choses que je n'aurais pu l'imaginer. J'ai une vie en cinq dimensions, c'est énorme.

Cependant, j'ai parfois l'impression que toute une vie ne suffira jamais à voir, à faire, à dire, à lire, à créer, à partager, à rencontrer, à concevoir, parce qu'en plus de ce que je réalise moi même avec ma famille, il y a tous vos univers, vos portes ouvertes qui insufflent dans mon quotidien de nouvelles idées, d'autres possibilités et façons de faire. Mais cela me réjouis.

Bref, tout ça pour dire que les échanges que nous avons, me nourrissent et m'inspirent et je tenais à vous en remercier.

Oserais-je pour finir ce loooooong billet sans image, vous soumettre deux blogs très inspirants récemment "dénichés" ? Oui j'ose !

Un...Deux...Trois...Zoé !

qui réalise de très poétiques dream catcher ...




 mais pas que ...

  
ainsi que le très joli blog de Camille, Days of Camille sur lequel vous pourrez découvrir de très bonnes et belles recettes ...


ainsi que de belles inspirations déco pour cet automne ...


***J'ai réalisé hier soir sa purée de potimarron en la modifiant un peu pour en faire un velouté de potiron, c'était une vraie merveille ! et puis ces photos ... ****

mardi 20 octobre 2015

Changement de programme ...


Après une nuit hachée de petits réveils pour cause de Couiny au nez bouché, je me réveille à 7h en sursaut.

En effet, Sweety m’explique comme il peut (comprenez, il m’agresse au saut du lit) qu’il doit filer au bureau plus tôt que prévu pour une urgence « tombée » pendant la nuit... (Comprenez : il faudrait que tu t’occupes des 3 petits ce matin, alors que c’est SON TOUR).  

Je décide, dans ma grande mansuétude teintée d’un profond agacement quand même, de le soulager du rendez-vous pris la veille pour 7h45, en emmenant moi-même Couiny chez le pédiatre (comprenez : il me reste 45 minutes pour que tout le monde petit déjeune, que j’habille tout le monde et moi-même pour être à l’heure chez le pédiatre).

 À 7h30 pétantes je sors de chez moi avec ma sirène qui n'est plus du tout d'accord pour qu'on la véhicule en poussette. Je me remémore une phrase de l'émission Super Nanny, visionnée hier soir les yeux mi-clos, que les parents doivent dire aux enfants : "c'est maman qui décide !", mais en fait, je me perds un peu aussi en explications quant « au rendez-vous chez le pédiatre » et « le principe de base de ponctualité auquel on doit tous se plier » ce dont la petite Couiny se contrefiche.

(Note à moi-même : revoir la séquence sur la  fermeté proposée par Super  Nanny dès que possible).

Légèrement en avance (10 minutes sur ¼ d’heure, on en parle ou pas ?), sur le trajet je m’arrête à la boulangerie pour prendre des croissants pour les dames de la crèche et pour le pédiatre.

C'est pas parce que ma journée commence de manière merdique fantaisiste, que celle des autres ne doit pas commencer par une gentille surprise.

Le pédiatre me félicite de ma ponctualité et sans doute AUSSI de mon corsage incomplètement boutonné. Ça lui fait deux surprises si on compte  le croissant (oserais-je dire 3 ? pour être exacte).

Couiny ayant de nouveau une surinfection pulmonaire il m'indique de passer dès ce matin à la pharmacie du coin pour commencer au plus tôt le traitement.

Mon cuisseau me remercie de cette course en talons/poussette.
La pharmacie « du coin » n’ouvre qu’à 8h30.
Je décide de filer déposer à la crèche Couiny qui entre temps nous a gratifié d'une « selle normale » (ça aurait en effet pu être pire). Les dames de la crèche sont ravies pour les croissants et l'une d'elle encore plus d'avoir tout de suite la couche de Couiny à changer. Ça lui fait deux surprises à elle aussi.

En quittant les lieux je manque de repartir avec ma Couiny qui s’est accrochée fermement à mon cuisseau. A ce moment précis, son regard me fait penser à celui de Heidi forcée de quitter Grand-Père et sa montagne pour toujours ...

J’en profite pour dire à une des dames de la crèche que ma bouteille d'ACE orange m'a échappée des mains dans le local à poussettes, que « j'ai ramassé les bris de verres mais qu’un peu de jus s’est renversé par terre » (Comprenez : j’ai pas eu le temps d'y passer mon paquet de mouchoirs, la petite Heidi tentait, pendant que je ramassais les bris de verre, de s'échapper malgré mes cris de ralliement (note à moi-même revoir ABSOLUMENT toute la dernière saison de Super Nanny ).

Je parviens à quitter les lieux après m’être acquittée d’une dernière formalité administrative (comprenez : remplir ET signer la « petite fiche » du protocole de soins que la crèche nous demande désormais systématiquement de remplir) et je file à la pharmacie près de chez moi (à l'autre bout de la crèche) chercher les médicaments pour les rapporter à Couiny.

Cependant, afin de ne pas être trop chargée ce soir, je décide de déposer une partie des boîtes à la maison avant de retourner à la crèche laisser le reste.

J'arrive. Essoufflée.

Couiny m'a vue, elle croit que c'est la fin de la journée et que je viens la rechercher. Tu verrais son sourire et ses sauts de cabri.

La dame de la crèche me dit qu'elle n'est pas autorisée à administrer l'antibiotique.
Du coup, je pose toutes mes affaires, enfile mes sur chaussons de docteur des Urgences, prends ma Couiny conciliante sous le bras et lui administre le traitement.
J'informe la crèche que j'ai pris aussi rendez-vous avec la Kiné pour faire une séance ou deux de Kiné respiratoire.

Au moment de partir, Couiny me refait « le regard  Heidi ». J’ai envie de prendre ¼ de Lexomil. Mais je n’ai plus le temps. Je dois filer prendre le bus 73.

Sur le chemin, je passe devant le Franprix.
Je décide de me prendre une petite collation histoire de tenir pour la matinée.
Dans le rayon des gâteaux, je repense à la raclette de samedi soir et la truffade de dimanche midi. Je n'ai plus de petit creux, plus que des pleins.

En me dirigeant vers la sortie,  je croise une vieille dame très coquette. Je me demande si, avec toute l'énergie que je dépense à 40ans ¾, j'aurai ENCORE l'idée ET la force de me mettre sur mon 31, a passé 80 ans,  pour aller de bon matin faire mes courses chez Franprix.
J’en viens très vite à la conclusion que « probablement non ».
Je serai sans doute devenue une vraie feignasse et me ferai probablement livrer, accueillant le coursier en slip, parce que si ça se trouve, je n’aurai plus toute ma tête…

 (Ce matin, le ciel était beau, rose et le jour se levait à peine quand j'ai quitté la crèche ...)
 
Bref, à 10h00, j’arrivais au bureau.

mardi 8 septembre 2015

lundi 7 septembre 2015

Hilton, légo, apéro ...

Après deux jours seulement de travail, le week-end est ENFIN arrivé.
Quelle bonne idée de reprendre le boulot un jeudi, après un mois de vacances. 
Note pour moi-même : penser à récidiver.
Nous avons donc passé un gentil petit week-end de post reprise, d'autant que j'étais tombée par hasard sur un article vendredi, qui indiquait qu'une expo Légo se tenait jusqu'au 6 septembre à l'hôtel Hilton Paris Opera.
Du coup, samedi matin je suis partie direction Saint Lazare avec Fouiny et Chouiny voir cette expo dans cet endroit sympathique et douillet ... Le Hilton du coin ...
Il n'y avait que quelques œuvres à voir, mais franchement les enfants ont été épatés et moi même j'ai trouvé cela assez dément. Le nombre de blocks utilisés et le nombre d'heures passé pour confectionner ces œuvres nous ont laissé bouche bée.
 





 


Du coup, nous en avons profité pour tester les canapés (mon unique objectif de la virée) et prendre un petit chocolat chaud. C'était vraiment bien agréable.
 
 
Le soir nous avons invité notre amie J. à venir dîner, histoire de ne pas rompre trop brutalement avec le rituel des soirées qui traînent et des apéros qui enivrent.
Dimanche j'ai fait  la queue au forum des associations où nous avions prévu ma Chouiny et moi-même de lui dégoter une activité pour l'année...
UNE HEURE d'attente, avant d'arriver au guichet des inscriptions du conservatoire de danse classique pour l'entendre me dire : "je veux pas faire danse classique", des larmes dans les yeux, des trémolos dans la voix... J'ai pris mon xanax et je lui ai dit : "c'est pas grave ma poulette" et nous sommes allées boire une bière et nous sommes rentrées rejoindre Sweety, Fouiny et Couiny encore assez pêchues (on avait quand même glander pendant UNE HEURE) pour les entraîner avec nous pour une dernière promenade en ville.
 
Aujourd'hui c'est une nouvelle semaine ENTIERE qui démarre, ma Couiny a déjà le nez qui coule après seulement 4 jours de crèche, Chouiny ce matin allait partir sans son sac d'école et Fouiny m'a dit au moins 6 fois qu'il m'aimait avant de rejoindre ses camarades ...
Comme c'est parfois difficile de se quitter !
Heureusement, je travaille dans les mêmes bureaux que Sweety et nous avons fait le chemin ensemble. Nous avons rêvé d'une vie ailleurs, d'un air iodé, d'un café en bord de mer (enfin surtout moi, Sweety lui se voyait en train de lire La Tribune en buvant son café). 
Puis, sur une dernière plaisanterie, chacun a rejoint son bureau, sa réalité.
Une réalité qui, même si elle semble ne pas toujours parfaitement coller à nos souhaits les plus fous et les plus doux, est tout de même celle de bien des possibles et rien que pour ça, nous sommes déjà bien gâtés.
 
Bonne semaine à toutes et à tous !

lundi 20 juillet 2015

Quand le chat n'est pas là les souris dansent ...

Enfin, c'est plutôt "quand les souris sont au bord de la mer et que les gros chats sont au bord du gouffre, qu'ils en profitent pour danser" ...
Depuis vendredi, donc, nous avons pris de nouvelles habitudes avec Sweety. 
Notre Couiny prend la place que ses frère et sœur ont laissé pour un temps : elle parle plus, plus longtemps, parfois plus fort et reste au lit jusqu'à 7h le matin... Pourvu que ça dure !
Par ailleurs, pour notre équilibre psychologique et émotionnel nous prenons régulièrement des nouvelles de nos aînés via internet, aînés qui semblent s'épanouir loin de nous, c'est tant mieux !
 
Nous avons donc pris nos aises et vendredi soir pour commencer, nous avons passé un moment vraiment très sympa chez ma copine du Petit Canotier (pour relire l'article publier ici, cliquez ). Un dîner très sympa lors duquel nous nous sommes régalés en bonne compagnie et lors duquel nous avons bien ri !
Une aubaine cette sortie, pour se lancer dans cette quinzaine sans Chouiny et Fouiny #dans2secondesjepleure. J'en profite d'ailleurs, comme c'est l'été et que l'on sait prendre davantage le temps de flâner sur les blogs et les instagram pour t'inviter à parcourir l'Instagram du Petit Canotier parce qu'il y a également des conseils de lectures pour les histoires du soir plutôt bien sympa !
Voilà voilà ... j'en viens au fait ...Vendredi soir  (j'ai fumé une demi clope vintage, merci Florent#monsieurPetitCanotier) nous avons découvert une super idée de salade au quinoa, que ma copine Marie Sophie avait réalisé pour ses invités et qu'elle a bien voulu me donner ensuite...
 
Comme c'est toi et comme c'est moi, je te donne la recette (celle du Rosé tu la connais déjà) :
 
Les proportions sont celles de ton cœur (un bon cuisinier ne donnant jamais vraiment ses recettes, à toi de voir ce que tu veux ajouter ou ôter avant de te lancer).
Faire cuire un peu de quinoa, couper en petits dés un peu de poivron rouge et de poivron jaune, ainsi qu'une belle tomate jaune et deux mini concombres. Ajouter un chèvre frais coupé également en morceaux et une poignée de baies de goji ("c'est tellement bon pour la santé"#MarieSophienutrisionisteintégriste ...). Assaisonner d'une pincée de poivre et de sel de Guérande, de 2 cuillères à soupe d'huile d'olive, d'1/2 jus de citron et d'une cuillère à soupe de vinaigre balsamique.


Bien évidemment cette salade se déguste entre amis mais je n'ai pas hésité une seconde à la refaire pour sauver notre couple de la dépression dès dimanche midi ...
 
Encore merci Marie-Sophie pour ce chouette moment ! 
 
A suivre ici, probablement, la recette de la salade de riz de Marie Sophie (je suis à deux doigts de me mettre en couple avec elle tellement elle cuisine bien) et une super idée de pizza aubergine vu hier sur Pinterest (je te dis que j'ai plus de temps tu vois que c'est vrai  !) ...
 
Sur ce, bonne et belle semaine qui commence par un lundi, on gagne pas à tous les coups ma pauvre Lucette ! 

jeudi 28 mai 2015

Le carnet de souhaits ...


Ca n'est pas que mes journées ne soient pas déjà assez remplies de tout un tas de petites manies, habitudes et routines, mais il m'a semblé récemment qu'il me manquait tout de même encore "un truc" ...
Aussi me suis-je finalement décidée à combler ce manque, en faisant l'acquisition d'un petit carnet, dans lequel j'ai décidé de lister MES SOUHAITS, afin de ne pas les oublier et mieux encore, de les réaliser. 
On ne trouve dans ce carnet rien d'incroyable, du moins pour l'instant n'ai-je que des souhaits finalement assez faciles à réaliser : des petites promenades à faire ici, des visites à réaliser là, des nuits à passer dans un endroit là-bas, des fleurs à enraciner ici et là ...
Ce carnet ne me quitte plus, il est petit et fin et se glisse sans problème dans mon sac à main ...
C'est un peu  ma to dream list.
Et toi Nicole, qui passes ici, il y a quoi dans ton carnet de souhaits ? 

jeudi 3 avril 2014

Ca m'énerve !!!!

Il y a des jours où tout m’énerve et souvent, ce sont les mêmes choses qui m'énervent ... Je me suis dit que j'exorciserais le mal si j'en faisais une bonne liste ici, histoire d'en rire ...

Ça m'énerve,
De taper tout une phrase en majuscules, en préparant un billet et de m'en rendre compte "un peu tard"
De constater, une fois que tout le monde a quitté le navire, que personne n'a passé un petit coup d'éponge sur le rebord du lavabo
De manquer de yaourt, au moment où je m'apprête à faire un gâteau, au yaourt
D'entendre les petits se relever après s'être couchés à l'heure, sous un prétexte fallacieux (du type : je voulais te dire un secret : "est ce que la grande Anna elle pourra venir à la maison pour mon "niversaire" ?")
D'être reçue avec beaucoup de retard à un rendez-vous, pourtant fixé, à l'avance
D'avoir, assis à côté de moi dans le canapé, un Sweety trop serein, qui ne se rend pas compte que je suis en galère avec Couiny
De constater, avec effroi, qu'il n'a pas l'idée de me proposer son aide, pour me dépétrer
D'entendre couler l'eau du robinet pendant que les petits semblent se laver les mains en chantant "la galetteu, la galetteu", sans pour autant entendre qu'ils se rincent les mains
De répéter plusieurs fois par  jour "ON RACCROCHE LA SERVIETTE APRÈS S’ÊTRE LAVE LES MAINS"
De constater que Fouiny et Sweety n'ont toujours pas compris que dans la paniette à linge : "là c'est foncé, là c'est clair"
De voir qu'un homme, qu'il soit en devenir ou livré accompli, ne sait jamais retrouver ses chaussettes ni ou les mettre au sale (DANS la paniette et côté foncé bordel !!!!)
De chercher mon torchon de cuisine, mes lunettes, mes clés ... de chercher  souvent et perdre mon temps, parce que j'ai fait les choses sans conscience
De passer 5 minutes à filmer ma Couiny faire les plus jolis sourires du Monde et me rendre compte, qu'en fait, j'avais laissé la caméra sur "pause"
De me rendre compte que Sweety a mangé tout le chocolat à dessert, pendant que je dormais
De commander "à emporter" et constater en rentrant qu'il manque LE sandwich que j'adore et que "pourtant je te jure que je l'ai demandé"
D'entendre Sweety pester dans la cuisine parce qu'il ne retrouve pas ses ustensiles ... depuis que j'ai fait le vide tri
D'entendre mes enfants chouiner, pour rien, sinon ils pleureraient
D'avoir des bras d'haltérophile, rangée des voitures depuis 10 ans
D'imaginer que je vais devoir retourner au bureau en septembre en veste de survet' parce que mes bras ne rentrent plus dans mes vestes, de tailleur
D'entendre Sweety commencer à ronfler tandis que je viens juste de me recoucher après avoir consolé un petit, à 3h du mat'
De devoir faire le piquet à la caisse, lestée comme un baudet du Poitou, au prétexte que deux dindes devant moi papotent et cherchent leurs coupons de réduction et tickets de places de parking, dans des scas à main sans fonds


Bref, je crois que je pourrais poursuivre la liste indéfiniment ... Mais ce qui me ferait marrer c'est que toi aussi tu fasses ta petite liste, ici en com, ou sur ton blog, parce que je sens que ça finirait de me soigner, d'en rire encore un peu ...

mercredi 8 janvier 2014

Cèdre du Liban


On peut dire qu’en ce moment je me sens un peu lasse ...
Les vacances ont été bonnes, certes, Sweety a popoté et sorti les plus grands, pendant que j'allais m'inviter de temps à autres chez mamie Cocotte pour boire, selon l'humeur ou  l'heure, un thé ou un café. Mais je suis fatiguée.
Il se trouve que notre douce  Couiny est un bébé couineur, justement.
Depuis que le 1er mois des courtoisies est passé et que le reflux s' est définitivement invité, juste après l'œsophagite, nous la gardons dans nos bras pour limiter sa souffrance.
Parallèlement, notre Couiny, nourrisson toute option,  est aussi un bébé aux "pleurs du soir "... Ha ! Les pleurs du soir !
Bref, la fatigue est là !
Du coup, profitant d'une belle journée enfant malade grâce à une double otite diagnostiquée lundi soir pour  notre grande gagnante Chouiny, nous avons pris du « bon temps », entre filles hier  après-midi. Après avoir raccompagné notre Fouiny à l'école. Fouiny le bienheureux, qui, "grâce à sa nouvelle coupe de cheveux " s'est vu confirmer les vœux d'engagement de chacune de ses 3 amoureuses. L’année 2014 semble prometteuse pour lui, du moins du point de vu sentimental.

Bref, profitant, je le disais, d’être entre filles, Chouiny assommée dans sa Mac Laren, la bouche entrouverte, la salive à la commissure des lèvres et Couiny semi assommée (elle ne se laisse jamais vraiment aller) dans le porte bébé, nous avons erré au Monoprix, mon carton de VIP d’avant solde sous le bras. On est important quand on veut bien s’en donner les moyens.
Une belle virée, pendant laquelle chacune m’a laissée une paix royale (au prix d’une probable scoliose quand même).

Ceci étant,bien que reposée des oreilles, sur le chemin du retour en traversant le parc de la Mairie, je n'ai pu m'empêcher de me sentir triste en voyant qu’un cèdre du Liban avait été planté, ici, en pleine banlieue. J’ai pensé à son pays d’origine, dont je ne connais rien (hormis les conflits et les plats de notre traiteur local). Puis je me suis dit que je devais être bientôt au bout du rouleau pour me trouver triste devant ce cèdre et son sort.
J’ai regardé ma Chouiny et ma Couiny et j'ai pensé que même si ce matin là, en me levant, j‘aurais bien pris la poudre d’escampette plutôt que mes responsabilités, ces deux bibiches avaient réussi à donner à ma journée de la joie, de la tendresse, de l’entrain... Justement ce qu’il me fallait pour garder le cap, en attendant quelques heures de sommeil supplémentaires et des jours sans doute meilleurs.
Quant au cèdre, j’ ai fini par me faire une raison : les voyages forment la jeunesse et puis lui au moins ne risque pas d’attraper une otite.


(Photo prise un matin pendant les vacances, à la campagne ...)

lundi 25 novembre 2013

On se dit tout ... avec le BIBA de décembre

Ma Becky,

J'ai préparé pour toi un petit billet spécial "Biba de décembre" pour que tu n'aies pas comme unique sujet de conversation cette semaine à la machine à café, ce froid de gueux dont, de toute façon, tu pourras reparler d'ici Mars (quand tu n'auras plus rien d'autre à dire).



Tu pourras  donc aborder cette semaine le thème de l' homme.  En effet, dans ce numéro de décembre se trouvent toutes les clés  "pour les comprendre (et les aimer)". Enfin !


Toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire, mais tu pourras apprendre à tes collègues que finalement faire la bise à Étienne est peut-être moins risqué que de lui serrer la main...


Que malgré ce genre  de négligence impardonnable, les hommes trouvent encore le moyen de nous trouver, à nous, les femmes, des trucs "rédhibitoires". Ainsi Laurent  (30 ans célibataire) nous dit : "je pourrais citer les odeurs et les épilations douteuses. Mais, ça, ça peut s'arranger (je pense qu'il veut parler d'une épilation intégrale "pour tout arranger"). Par contre, une fille qui parle en "verlan", qui sort des "wesh" à tout va ou qui est à la limite de la vulgarité ... ça craint ! "
Laurent, j'ai une question : tu sors où pour dénicher des trucs pareils ? Nan mais allô, quoi ?
Paul, lui, (34 ans en couple) semble confondre une femme et une bagnole, Mathieu (27 ans célibataire) étale des références qu'il dit être les nôtres : "Hollywood", la mode hollywoodienne.


Un peu plus loin Becky, en page 78, tu sauras tout sur ce qui va plaire à ton homme ... Personnellement,  la seule chose qui est susceptible de plaire à mon Sweety est plutôt sur la page d'après ...


Un ensemble Wonderbra...


Pour te réconcilier avec le genre humain, ma chère Becky, une page spéciale "Là j'ai été ridicule"  t'aidera à aborder des sujets plus "personnels", tout comme le fait Chloé qui tombe le masque et nous avoue un grand moment de solitude.
 

Biba, au détour d'une question que je trouve un peu vicieuse, t'invite également ce mois-ci à te poser cette question : "un chat c'est mieux qu'un mec ?". Si tu prépares un peu le sujet à la maison, tu pourras lancer le débat autour de la machine à café (on a tous un collègue qui a un avis sur tout, tout le temps, c'est le moment de vérifier).

  

Pour t'aider à animer le débat, tu peux relire "la preuve par 12".


Et comme Biba n'a pas peur de tout mélanger dans son numéro de décembre, quitte à déclencher chez toi une crise d'épilepsie, il te proposera juste après, un test, pour savoir si ton homme peut encore "te surprendre".
 

ou s'il est bon pour ton couple de voir encore ton ex ...


ou finalement, le meilleur endroit et moyen pour dégoter "le mec bien" ...Bref autant de thèmes en pèle mêle pour remplir tous les temps morts de la semaine.


Biba, c'est aussi des recettes de cuisine ou comment "préparer une bonne viande" pour toute la famille ou plutôt comme ils disent en encart " Envie de bidoche, oui, mais pas n'importe laquelle". C'est subtil et puis là encore, au bureau, il y a toujours une collègue un peu traditionnelle qui sait cuisiner et que tu pourras impressionner, en parlant "bidoche"...
 

Tu pourras également aborder avec une  collègue de retour de congé mat, la question de la rééducation du périnée, et lui soumettre l'utilisation ... de boules de geisha. Ça se place facilement dans la conversation (évite cependant un membre des RH).



Voilà et puis, si avec tout ça tu n'as rien trouvé à dire cette semaine à tes collègues ou à ton époux, il te reste cette sympathique illustration en fin de magazine qui franchement est plutôt marrante (1,90 euros, pour tout ça, ça les vaut largement. Biba si tu me lis, n'hésite pas à m'offrir un abonnement).  



Sur ce bonne semaine, il va faire froid...
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